À propos du stress
16-07-2026L'enchaînement physiologique d'une réaction naturelle
Le stress est un terme devenu courant pour définir un état, pourtant on ignore souvent ce qu'il représente réellement. Je le définis comme une réponse de l'organisme à une demande qui lui est faite : le froid, la faim, un effort physique, un chagrin. C'est ce qu'on appelle un stimulus, et la réaction à ce stimulus est précisément le stress qui va être activé par l'organisme.
Vivre, c'est s'adapter. Nous sommes programmés pour réagir de deux façons face au stress : la fuite ou le combat, c'est-à-dire l'action. C'est notre cerveau reptilien ou limbique, bien utile à nos ancêtres préhistoriques, qui nous gouverne encore aujourd'hui, même si nous n'avons plus à combattre des animaux dangereux. Tout, dans la vie, peut se révéler être une source de stress : l'important, c'est la réponse qui y est apportée. Une même situation sera perçue et vécue de façon tout à fait différente selon les personnes. Le stress a d'ailleurs un côté positif, car sans lui, la vie serait insipide.
Je distingue trois étapes dans ce mécanisme. En situation difficile, le système nerveux sympathique s'active, ainsi que le cerveau, pour libérer de l'adrénaline : c'est la phase d'alerte et de réaction. Des symptômes physiques peuvent alors apparaître, tels que palpitations, transpiration, maux d'estomac, spasmes musculaires, mains et pieds froids. Si une réponse adaptée est apportée, l'organisme va activer le retour à l'équilibre. Vient ensuite la deuxième étape : le système parasympathique s'enclenche et active les glandes surrénales, qui sécrètent alors des corticoïdes, c'est la phase du retour au calme. Enfin, la troisième étape est le retour à l'équilibre.
Le stress a mauvaise réputation. Dans l'imaginaire collectif, il a une connotation négative : être stressé, c'est être tendu, angoissé, inquiet, mal dans sa peau. Cette vision n'est pourtant pas physiologiquement juste. En effet, apprendre la disparition d'un être cher ou apprendre que l'on a gagné au loto provoquent les mêmes réactions physiologiques : c'est leur vécu psychologique qui diffère. Le système sympathique gère les réactions de notre corps aux situations non programmées, et le parasympathique freine ces réactions. L'harmonie physiologique résulte de l'équilibre entre ces deux systèmes, un mécanisme qui fonctionne en permanence.
Le stress, positif ou négatif, apparaît lorsque cet équilibre est rompu, lorsque le moteur du système sympathique est tellement emballé que le frein du parasympathique devient inopérant. Lorsque l'agent stressant agit pendant une période assez courte, cette production d'énergie agit comme un véritable combustible : on se sent plus fort, plus rapide, c'est le stress positif. Face à un danger imminent, cette réaction est salutaire, car elle nous permet de trouver instantanément la réponse adéquate. Le soulagement ressenti ensuite permet au corps de retrouver son équilibre.
À l'inverse, face à une personne au comportement agressif, notre cerveau limbique propose les mêmes options de fuite ou de lutte. Mais cette réponse n'étant souvent pas socialement adaptée, nous « ravalons » notre colère et contractons certains muscles, mâchoires, cou, épaules. Dans ce cas, les manifestations du stress perdurent, et leur répétition perturbe l'équilibre physiologique : on parle alors de stress chronique. Les tensions musculaires deviennent permanentes, affectant la posture ; sur le plan circulatoire, on peut observer de l'hypertension, une digestion perturbée, des troubles du sommeil, et bien d'autres manifestations.
C'est précisément ici qu'intervient mon accompagnement en sophrologie : à travers nos sensations corporelles, notre respiration, la détente musculaire et l'imagerie mentale, je vous ouvre un chemin vers la rencontre de votre réalité intérieure, pour mieux gérer ce stress inévitable de la vie et retrouver votre équilibre.